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A Antibes, les tortues marines posent leurs carapaces au Graillon

A Antibes, les tortues marines posent leurs carapaces au Graillon

Le site de la batterie va évoluer d’ici 2017. Une convention a été signée entre la Ville et la fondation Marineland pour créer un centre de soin de ces reptiles

L’endroit fait rêver: la batterie du Graillon, juste à côté de l’hôtel Eden Roc, est un ancien site militaire de 2, 2 hectares, avec un linéaire maritime de 400 mètres et une vue imprenable sur la baie. Il appartient au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres et est géré par la municipalité. Il a accueilli la convention de partenariat entre la Ville et la fondation Marineland, dans le cadre d’une évolution programmée sur trois ans.

Cet ancien espace du ministère de la Défense a été déclassé et transféré à titre gracieux à la Ville pour la partie bâtie et fait l’objet d’une convention avec les conseils général et régional pour les espaces extérieurs“, a rappelé en préambule Mathieu Gili, conseiller municipal délégué au littoral et à la façade maritime, aux côtés de Patrick Dulbecco, adjoint en charge du développement durable et du maire Jean Leonetti.

C’est une zone Natura 2000 qui accueillait jusqu’en 2011 les collections du musée Napoléon”, a complété Didier Laurent, chargé de mission à la Ville pour la mer et le littoral.

Aide à la conservation des espèces

Outre le partenariat avec le Conservatoire du Littoral depuis 2014, deux autres pourraient voir le jour : l’un avec la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins) pour une découverte des habitats marins, l’autre avec les Aquanautes, structure regroupant des explorateurs sous-marins.

Mais en attendant, c’est avec la fondation Marineland qu’une nouvelle union voit le jour, moyennant un apport de 147 000e sur trois ans. Actuellement, un bâtiment est en cours d’aménagement pour ouverture d’ici l’été : il s’agit d’un centre de soins pour les tortues marines.

Marineland apportera en outre son savoir-faire dans ce domaine. En 2016-2017, ce sera l’ouverture d’un espace muséal avec des expositions sur la Méditerranée. Puis en 2017, la tour datant du XVIIIe siècle sera aménagée en aire d’exposition multimédia pour mieux découvrir le monde marin.

“Nous ne sommes pas uniquement un parc d’attractions“, a souligné Bernard Giampaolo, son directeur général: “C’est un moment important pour nous qui sensibilisons le public à la conservation des espèces“. Pour la responsable de la fondation, Mylène Muller, “ce centre de réhabilitation de la faune sauvage sera spécialisé dans un premier temps pour la tortue marine, dont on assure une campagne d’observation depuis trois ans“.

Concernant cet animal, la fondation participe au RTMMF (Réseau Tortues marines de Méditerranée française) en intervenant dans les Alpes-maritimes et le Var pour recenser les différentes espèces qui évoluent le long des côtes et inciter le public à la contacter lorsqu’ils rencontrent un spécimen en difficulté.

Dès la réception de l’appel, un des trois spécialistes habilités à intervenir (détenteurs de la Carte verte) se rend sur place.

Au printemps 2014, 78 centres divers (clubs nautiques, écoles de voiles, clubs de plongée, capitaineries, prud’homie de pêcheurs, pêcheurs sportifs, whale-watching etc.) ont été visités dans les ports du Var, et 84 dans les Alpes-Maritimes, afin de distribuer des affiches, des autocollants et des brochures d’observation auprès des futurs observateurs.

Sachant que la région n’est pas une zone de reproduction pour la tortue marine : elle s’approche des côtes principalement pour s’alimenter.

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