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LE SUIVI DES TORTUES, UNE ACTIVITE PRIMORDIALE

LE SUIVI DES TORTUES, UNE ACTIVITE PRIMORDIALE
Dans le cadre d’une politique de conservation et de restauration de la biodiversité menée par l’Etat du Sénégal, l’Aire marine protégée (Amp) d’Abéné a été créée  par décret le 4 novembre 2004. Ayant pour objectif général la conservation de la biodiversité marine et côtière, l’amélioration des rendements de pêche ainsi que celle du cadre de vie des populations, l’Amp d’Abéné fait du suivi de la tordue, une espèce en voie de disparition, l’une de ses principales activités.
Pour conserver la biodiversité marine et côtière et améliorer les rendements de pêche ainsi que le cadre de vie des populations locales, l’Aire marine protégée (Amp) d’Abéné a été créée en 2004. Située à cheval sur deux communes rurales (Katabal et Kafountine), polarisant ainsi 5 villages, elle s’étend des frontières gambiennes jusqu’au quai de pêche de Kafountine sur une superficie de 119 Km carré. Son paysage somptueux est caractérisé par une belle façade littorale.
Une multitude d’espèce se trouve dans l’Amp d’Abéné. Il s’agit,  entre autres, du Thiof, de la sole, des crevettes, de la langouste etc. En dehors des espèces fauniques, le site  est caractérisé par une flore constituée de mangrove. Cette zone fait l’objet d’une surveillance stricte car toute cette partie est interdite à la pêche, sauf s’il s’agit de la pêche à l’épervier et  de la pêche à la ligne.
«Pour que cette réglementation soit respectée, il faut, de temps en temps, faire des sorties de surveillance pour voir s’il n y a pas de pêche illicite.  Des activités de suivi  bioécologique sont aussi menées. Tout les 4 mois, on organise une pêche expérimentale pour voir quelles sont les différentes espèces  qui se trouvent dans l’Amp», explique Sarani Diédhiou, conservateur de l’Amp d’Abéné
Outre la surveillance, le suivi des tortues constitue également une activité importante menée dans l’Amp d’Abéné. Vu que cette espèce est en voie de disparition, elle fait l’objet d’un suivi très rapproché. «Les tortues ont une importance capital dans l’écosystème. Au niveau de la mer, par exemple, nous avons ce que l’on appelle les herbiers marins qui sont des sortes de prairies qui se trouvent en profondeur des océans. Ces herbiers poussent d’une manière naturelle et les tortues sont là pour les tailler. Elles se nourrissent de ces herbiers. S’il n y avait rien comme nourriture, l’herbe allait  pousser jusqu’à un stade appelé révolution pour mourir.  L’herbier permet  ainsi  de créer un habitat favorable à la tortue.  Donc la tortue joue un rôle fondamental dans l’écosystème», a fait comprendre M. Diédhiou.
Et d’ajouter: «chaque matin, une équipe descend sur le terrain  pour voir s’il n y a pas de remontée. Maintenant, s’il y en a, on essaye de repérer l’endroit où la tortue a pondu pour ensuite protéger le nid». Selon lui, «le braconnage est le grand problème rencontré parce qu’une tortue peut pondre jusqu’à 100 à 150 œufs. Mais pour avoir des tordues à l’âge adulte, c’est un problème. C’est seulement 1% qui arrive à ce stade car il y a beaucoup de prédateurs. Les hommes déterrent les œufs pour les consommer, les pécheurs en tuent beaucoup».
Pour protéger ces espèces, l’Amp d’Abébé est balisée. A en croire Sarani Diédhiou, cette délimitation ne suffit pas car, selon lui, c’est juste pour matérialiser le périmètre.  Ainsi invite-t-il le projet Usaid Comfish à les appuyer pour faire ce zonage. «Si l’Ong pouvait nous aider à faire ce zonage, ce serait bénéfique aussi bien pour nous agents de surveillance mais aussi  pour la population».