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«Mieux connaître les tortues pour mieux les protéger»

«Mieux connaître les tortues pour mieux les protéger»

Ce week-end se tiendra à Bessières le 4e congrès de la Fédération francophone pour l’élevage et la protection des tortues (FFEPT). Créateur du refuge des tortues qui ouvrira l’an prochain, et organisateur de ces journées, Jérôme Maran répond à nos questions.

 En quoi consiste exactement ce congrès et à qui s’adresse-t-il ?

Il s’adresse à tous les acteurs (associations, particuliers, éleveurs de tortues, organismes publics) impliqués dans la protection et l’élevage des tortues terrestres et aquatiques. Des personnes qui viendront de toute la France, de Suisse et de l’Asie du Sud-est parler de notre passion des tortues, et des moyens qu’il faut pour les protéger.

Quel en sera le fil conducteur ?

En priorité, partager nos connaissances concernant l’élevage et la conservation de ces animaux vieux de plus de 260 millions d’années et qui sont progressivement et pour la majorité d’entre elles en train de disparaître sous nos yeux. Mieux connaître pour mieux protéger sera finalement le fil conducteur de cet événement unique en France.

Quelle est la mission de la FFEPT ?

La Fédération Francophone d’Élevage et de Protection des Tortues (ou FFEPT) permet de fédérer toutes les associations francophones dédiées à l’élevage et à la protection des tortues. Elle permet de porter des projets d’intérêts publics et de se faire entendre auprès des pouvoirs publics pour mieux protéger les tortues.

À combien estime-t-on le nombre de tortues élevées en France ?

Il n’y a aucun chiffre sur le sujet, mais il est clair que plusieurs dizaines de milliers de tortues sont détenues en captivité en France, de manière légale ou illégale. C’est important de le souligner, les tortues sont des animaux sauvages, menacés et protégés. Il n’est pas interdit de les détenir en captivité à condition d’avoir les autorisations administratives adéquates.

Quelles sont les espèces les plus représentées ?

Essentiellement des tortues terrestres : la tortue d’Hermann et la tortue grecque. La première vit en France (dans le Var et en Corse), la seconde se rencontre de l’Espagne jusqu’au Maghreb, et toutes les deux sont du moins sur le sol français intégralement protégées.

Quels sont les conseils que vous délivrez aux futurs propriétaires ?

La première chose importante est de bien prendre conscience qu’il s’agit d’une espèce sauvage et longévive (qui vit plus 100 ans). On doit se poser la question de savoir si l’on est en mesure d’accueillir et de soigner une tortue correctement. Ensuite, il faut aménager un enclos à l’extérieur avant d’acquérir la tortue : ce point est fondamental. Une tortue ne vit pas en terrarium dans un appartement ou sur un balcon ; il s’agit d’un animal sauvage ayant besoin de soleil, de lumière naturelle, d’espace et d’une alimentation adaptée. Je conseille à tous les particuliers de se rapprocher d’une association locale comme le refuge des tortues pour se faire aider dans les démarches à faire pour acquérir légalement des tortues. Tout contrevenant s’expose à une amende et à des poursuites judiciaires conséquentes.

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