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Le Mont Mosan accueille vos tortues de Floride

Le Mont Mosan accueille vos tortues de Floride

Au moindre rayon de soleil, elles se pressent sur les pierres et les branches posées au bord de l’eau. Elles sont une septantaine. Ce sont des tortues aquatiques. La grande tache rouge derrière les yeux ou les grandes lignes jaunes sur la tête ne laissent aucun doute : ce sont des tortues dites « de Floride » (parce qu’elles étaient produites dans des fermes à tortues situées en Floride). La plupart ont été déposées dans l’étang du Mont Mosan par des particuliers.

Trois centimètres bébé, vingt-cinq centimètres adulte

Ces tortues, la Belgique en a importé jusqu’à trois cent mille par an dans les années nonante, jusqu’à l’interdiction de leur commerce. Elles étaient bébés quand vous les avez reçues. Pas plus de trois centimètres de diamètre. Mais elles sont devenues beaucoup plus grandes. Elles sont carnivores. Et elles peuvent sentir mauvais.

« Ce sont des petites tortues qu’on gagne sur les foires ou qu’on achète toutes petites » explique Jean-Marc Van Berg, le patron du Monde Mosan. « mais elles prennent de l’ampleur, elles atteignent vingt-vingt-cinq centimètres, ça demande beaucoup d’entretien et voilà… » Et voilà, on se rend compte que leur place n’est plus dans une cuisine ou dans une chambre d’enfant.

Relâcher ces tortues dans la nature est interdit

Beaucoup de particuliers ont relâché leurs tortues « de Floride » dans la nature. Il y en a probablement plusieurs milliers qui vivent dans des plans d’eau en ville et dans les périphéries urbaines. Elles sont capables de survivre chez nous, pas de s’y reproduire. Mais elles peuvent causer des dégâts. Elles mangent des alevins, des insectes, des oeufs d’autres espèces et même, quand elles sont assez grandes, des poussins d’oiseaux d’eau. Chez nous, ces tortues dites « de Floride » sont devenues une espèce invasive. Les déposer au bord d’une rivière ou dans une prairie est interdit.

Chaque année, des particuliers qui ne savent que faire de leurs tortues demandent à les déposer dans l’étang du Mont Mosan. « On en avait quelques-unes à l’ouverture du parc, il y a trente ans, et puis la famille s’est agrandie parce que les gens de temps en temps demandent s’ils ne peuvent pas venir déposer leur petite tortue, ou alors viennent les relâcher discrètement chez nous. »

Le Mont Mosan les accueille, mais il faut demander

Ces dépôts « discrets », Jean-Marc Van Berg ne les apprécie pas : « Je préfère qu’on demande. Parce que nous devons pouvoir contrôler notre cheptel pour être en ordre avec la législation. Si je prends quelqu’un à déposer une tortue, je lui montre que je ne suis pas content et je lui explique pourquoi. Mais la tortue reste dans l’étang parce que c’est trop compliqué d’aller la repêcher. »

Plutôt que de les déposer discrètement, prévenez. Tous les ans, le Mont Mosan reçoit une vingtaine de demandes et d’habitude les accepte.