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Nîmes : le CEPEC alerte et informe sur le trafic des tortues

Nîmes : le CEPEC alerte et informe sur le trafic des tortues

Le CEPEC, association Gardoise qui recueille les animaux abandonnés, tenait un stand chez Nature & Découvertes.
CEPEC N&D

Abandonnées dans la nature, rapportées illégalement de pays étrangers, objets de transactions frauduleuses sur des marchés ou sur Internet, certaines tortues de terre et d’eau représentent un danger pour l’écosystème. C’est le message auquel étaient sensibilisés, le week-end dernier, les clients du magasin Nature & Découvertes, au centre commercial La Coupole. Pendant deux jours, à l’invitation de l’enseigne, le centre d’études et de protection des chéloniens (Cepec), basé près d’Uzès, a tenu un stand d’information sur ce phénomène de grande ampleur.

100 tortues recueillies cette année

« Cette année, nous avons recueilli 500 tortues, essentiellement de terre, rapporte Serge Rouberty, vice-président du Cepec. Nous sommes victimes de notre succès. Dans le département, il n’existe que deux centres habilités : le nôtre et une autre structure, à Vergèze ». Les tortues arrivent au Cepec par différentes voies : « Certaines, récupérées par des gardes-chasse ou gardes-pêche, d’autres par les douanes, lors de saisies sur des bateaux. Notre mission consiste notamment à les pucer, pour garantir leur traçabilité ».

Objectif : protéger la cistude

L’un des enjeux de ce travail est de protéger la cistude, la tortue naturellement présente dans nos régions. Sa cousine de Floride, très à la mode à une époque comme animal de compagnie, a été propagée dans le milieu naturel et tend à chasser l’espèce indigène. Autre fléau : les tortues terrestres rapportées sans autorisation du Maghreb. « Elles ne s’adaptent pas sous nos climats et sont porteuses de virus mortels pour les autres espèces », alerte Serge Rouberty, qui appelle à banir les ventes à la sauvette de ces animaux, « comme parfois sur le marché du stade des Costières ».