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Une Ong dénonce la contrebande des tortues sauvages sorties en Tunisie

Une Ong dénonce la contrebande des tortues sauvages sorties en Tunisie

Chaque année, plusieurs centaines de tortues sauvages passent sous les radars des services douaniers tunisiens pour atteindre les rives nord de la Méditerranée.

C’est le site écologiste ‘‘One Green Planet’’ (‘‘OGP’’) qui vient de lancer un cri d’alarme pour dénoncer ce commerce illégal d’espèces sauvages, que les autorités et les opinions publiques ignorent très souvent…

«La meilleure défense de la tortue contre ses prédateurs réside dans le fait qu’elle a la capacité de se recroqueviller dans sa coquille. Ce qui la rend, malheureusement, facilement transportable, puisqu’il est possible de la fourrer dans un sac, dans un carton, de la même manière qu’on le ferait pour une pierre», explique l’auteure de cet article, Dima Abos Kous du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw, en anglais, pour International Fund for Animal Welfare).

Les statistiques obtenues auprès des autorités des villes italienne et française de Gênes et de Marseille – selon toute vraisemblance, les destinations de prédilection de ce commerce illégal en provenance de la Tunisie – indiquent qu’annuellement près de 1500 tortues vivantes sont confisquées. Le volume de ce trafic pourrait être plus important si l’on suppose que d’autres pistes peuvent également être empruntées par les contrebandiers.

Selon ‘‘OGP’’, dans la majorité des cas, les activités de contrebande des tortues sauvages tunisiennes sont menées durant la saison estivale, généralement par des expatriés tunisiens, lors de leur retour en Europe, à la fin de leurs vacances dans le pays.

Ces tortues sauvages, qui atteignent à leur vente en Europe des prix très élevés, sont souvent dissimulées au fond de boites en carton et sont ainsi embarquées à bord des ferries qui relient les deux rives de la Méditerranée.
Communément, les contrebandiers utilisent pour camoufler les reptiles cachés des légumes, tels que tomates, piments ou oignons.

Le reste de cette traversée illégale est raconté par le laxisme des contrôles douaniers, dans les ports tunisiens, et l’inévitable fin tragique de cette espèce animale, car de nombreuses tortues meurent en cours de route…

Marwan Chahla