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La passionnée de tortues vendait des espèces protégées

Saint-Pierre-de-Lamps. Une jeune femme, installée dans l’Indre, depuis deux ans, faisait commerce de tortues protégées prélevées en Corse.

 Mercredi, 13 h 45. Le président Rémy Figerou énumère une série de noms de tortues terrestres protégées. « Cent quatre-vingt-quatorze de ces reptiles ont été retrouvés chez les parents de la prévenuequi demeurent en Corse », poursuit le président. Après une longue et minutieuse enquête, au début de l’année 2013, les gendarmes et l’Office national de la chasse et faune sauvage arrivent dans le département de l’Indre où l’organisatrice de ce réseau s’était installée, deux ans auparavant.

Le frère agent de sécurité sur des ferries

« Elle mettait des annonces accrocheuses sur Internet et monnayait, selon les espèces, entre 100 € et 400 € ces animaux protégés  » , poursuit le président.
Des tortues prélevées dans le milieu naturel corse et transmises dans l’Hexagone « par l’intermédiaire du frère de la prévenue, agent de sécurité sur des ferries reliant la Corse au continent ». Après les commandes passées à cette « plaque tournante » située dans l’Indre, d’autres tortues étaient envoyées à leurs destinataires tout simplement par la poste.
Lors de cette audience sans avocat, le ministère public a évoqué « un véritable business autour de ces tortues, pour cette jeune femme qui est allée bien au-delà de sa passion ». Aucune traçabilité, aucune déclaration en préfecture et plusieurs dizaines de milliers d’euros de gains en quelques années.
Au terme de ces débats, la prévenue – absente des débats – a été condamnée à 1.500 € d’amende avec sursis et devra verser 1 € symbolique à l’Association pour la protection des animaux sauvages.