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Thoiry : Roseline pouponne les mygales, les tortues et les fourmis

Thoiry : Roseline pouponne les mygales, les tortues et les fourmis

Rosline Chambaud dirige une crèche où s’ébattent une soixantaine d’espèces de petits animaux. C’est la chef animalier de « L’Arche des petites bêtes », une partie du zoo de Thoiry dédiée aux animaux de petite taille comme les insectes, les batraciens ou les mollusques.

Tous les pensionnaires vivent ici sous abri, à des températures et une hygrométrie bien souvent tropicales. « Ces constantes doivent être respectées de façon extrêmement précise, dit Roseline. On peut perdre une espèce à cause d’un problème de chauffage. »

Elle en dort mal, parfois. Sensibilise ses soigneurs, toujours. Et n’hésite pas à bidouiller pour régler les problèmes techniques qui se présentent au quotidien.

Le reste du temps, cette responsable de 42 ans, à Thoiry depuis dix-sept ans et payée 1 900 € nets, surveille la bonne santé de ses petites bêtes. La mygale du Mexique qu’elle n’hésite pas à manipuler malgré sa morsure douloureuse, le scorpion, pas franchement docile, les méduses, nourries au plancton ou les fourmis qui raffolent des feuilles de troènes et de rosiers… Evidemment, il est difficile de communiquer avec une méduse ou une grenouille. Quoique… « On peut s’attacher à un caméléon », assure Roseline qui a également en charge la surveillance du python de 90 kg – « on fait attention quand on l’approche » – et des varans de Komodo à la morsure empoisonnée.

 

Roseline a pris délicatement une grenouille-pousse. (LP/MG.) Son cadre de travail ressemble à une vaste animalerie où se succèdent les terrariums. Pour la photo, elle propose de poser avec une grenouille-pousse qu’elle prend avec délicatesse. Puis tente la tortue charbonnière qui séduit les enfants… On évite les redoutables dendrobates, dont la peau de certaines espèces sécrète un poison mortel. « En captivité, cette fonction est mise en sommeil », rassure-t-elle. Les petites bêtes : phasmes, grillons, fourmis… se succèdent et se font oublier parfois. « Il m’est déjà arrivé de me balader avec un phasme sur l’épaule sans le savoir. Ou de ramener des fourmis à la maison. On s’en rend compte quand elles vous mordent ! »