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Toliara – Huit cent tortues interceptées

Toliara – Huit cent tortues interceptées

Un braconnage a tourné court dans l’aire protégé d’Itampolo . Cinq individus étaient en train de prendre la fuite avec dix sacs pleins de bébés tortues.

Il s’en était fallu de peu. En plein jour, une escouade de braconniers a fait parler d’elle dans l’aire  protégée d’Itampolo Ampanihy-Sud, à Toliara. Dans l’après-midi d’avant-hier aux alentours de 13 heures, cinq individus traînaient sur eux dix sacs tissés, pleins à craquer de bébés tortues, lorsque des éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie à Itampolo leur étaient tombés dessus.
Les braconniers se sont fait repérer par des membres de la communauté villageoise, qui ont, sans tarder,  averti le président d’une organisation non gouvernementale œuvrant pour la défense de l’environnement, celui-ci a à son tour alerté les forces de gendarmerie.
Les cinq individus avaient pris le large le long d’une plage déserte, lorsqu’ils sont tombés nez-à-nez avec les gendarmes venus à la rescousse. Chacun d’eux colportaient deux sacs, pleins à ras bord de tortues.
Alors que trois des malfaiteurs ont réussi à glisser à travers les mailles des filets, les deux autres ont été cernés. Dans un sauve-qui-peut, les fuyards ont abandonné leur butin.

Contrebande
Leurs comparses arrêtés ont été pour leur part conduits  à la brigade territoriale de la gendarmerie où ils ont été cuisinés par les enquêteurs.
En ouvrant les sacs tissés, les gendarmes ont dénombré huit cents trente-six tortues.
Les reptiles retrouvés ont été remis aux bons soins du responsable du parc national d’Itampolo. Aux dernières nouvelles, ces animaux ont été relâchés dans leur habitat naturel.
Les deux individus appréhendés sont en revanche placés en garde à vue. À la lumière des premiers éléments de  leurs auditions, ces derniers seraient des habitants de Saint-Augustin.
De source auprès de la gendarmerie,ils se seraient déjà  retrouvés mouillés dans ce même genre d’affaire. Nénamoins c’est seulement aujourd’hui qu’ils sont pris sur le fait.
Selon les informations communiquées, ce gang de braconniers serait sous la coupe de trafiquants qui achètent par unité ces bébés tortues. Celles-ci seraient ensuite acheminées à Tana pour être ensuite  expédiées en contrebande à l’extérieur.
Elles finissent le plus souvent dans les boutiques d’animaux de compagnie de l’Asie du Sud-Est, où les prix affichent jusqu’à cinq mille euros l’unité.
Ce coup de filet est effectué à la base de la filière, bien que les enquêtes diligentées pour remonter de fil en aiguille jusqu’aux commanditaires semblent le plus souvent se terminer en queue de poisson.