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Les tortues de Chavornay vivent des jours difficiles

Les tortues de Chavornay vivent des jours difficiles

En cours d’extension, le petit centre suisse de protection des tortues a été victime du printemps maussade.

Les tortues ont les pieds dans l’eau. En pleins travaux d’extension, le Centre de protection et récupération des tortues (PRT) de Chavornay, association œuvrant à la sauvegarde des reptiles à carapace abandonnés, a fait les frais des intempéries de ce printemps.

Ce sont notamment les bassins de 35 m sur 5 m et les enclos flambant neufs destinés à quelque 700 à 800 tortues aquatiques et 130 tortues terrestres qui se sont retrouvés inondés.

Refuge pour 5000 carapaces

Que les férus de tortues se rassurent, elles se portent bien. Les intempéries de ce début d’année n’auront fait que retarder l’avancée de travaux de ce vaste projet destiné à héberger, à terme, 5000 carapaces. Reste que leurs premières piscines devaient être opérationnelles pour le mois de mai 2015. Elles ne le seront que pour la fin du mois d’août. D’ici là, les 1600 pensionnaires actuels du site devront s’accommoder des anciennes installations, déjà plus que saturées, avant d’obtenir plus d’espace et de voir leur condition s’améliorer. «Heureusement que c’est transitoire», lâche Jean-Marc Ducotterd, président du centre.

Ce retard a toutefois des conséquences pour l’association de passionnés qui gère le site: «Il y a une gestion plus conséquente à prévoir. Nous devons nettoyer et changer l’eau plus souvent, et faisons aussi attention à ce que les tortues soient toutes bien nourries. Nous devons constamment les contrôler pour qu’il n’y ait pas de problème», explique celui qui dirige le seul centre de récupération de tortues en Suisse avec l’aide de bénévoles.

Réduction des coûts

Le ciel n’a par contre pas coulé le projet de nouveau centre, dont le financement est désormais assuré en quasi-totalité. Les fonds nécessaires à la nouvelle structure avaient été estimés à 1,5 million de francs pour sa première phase. «Grâce à une recherche de solutions plus simples, d’une optimisation des travaux et d’une négociation avec les mandataires, les coûts ont été diminués à 1,2 million», explique cet amoureux des tortues. L’argent est issu essentiellement de dons, notamment de contributions de la Loterie Romande. (TDG)