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Tortues et perroquets les plus nombreux

Tortues et perroquets les plus nombreux

L’engouement actuel pour les animaux de compagnie exotiques – lézards, serpents, suricates ou petits singes-, est certain. Dans l’Aude, on en dénombre pourtant très peu.

Avoir un chien, un chat, rien de plus classique. Ces animaux sont les compagnons de l’homme depuis longtemps déjà, et on en compte plusieurs millions en France. Mais de nouveaux animaux de compagnie rejoignent aujourd’hui les foyers, et pouvoir avoir chez soi un animal exotique n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Détenir ces animaux dits non domestiques, dans un cadre privé comme un cadre public, est soumis à une très stricte réglementation. Ces règles sont établies principalement pour respecter le bien être des animaux. La détention de certaines espèces nécessite des connaissances approfondies de leurs mœurs et des dangers potentiels qu’ils représentent. Il existe également des difficultés liées à leurs techniques d’élevage en captivité, qu’il faut évidemment connaître, et des règles particulières liées à leur statut d’espèces protégées.

Peu d’espèces

Une fois ces connaissances acquises, acquérir un animal exotique est ensuite chose assez simple. Pour avoir un serpent, une tortue, ou encore un perroquet, il faut, dans un premier temps, remplir une demande de détention auprès de la préfecture, avant d’acquérir l’animal. La DDCSPP, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, est en charge de ces autorisations. «Actuellement, 157 autorisations ont été délivrées par la préfecture de l’Aude», nous apprend Xavier Burlan, inspecteur à la DDCSPP. «Sur ces 157 autorisations, 131 concernent des tortues terrestres, 26 des perroquets. Ce sont les deux seules espèces exotiques répertoriées dans le département, chez des particuliers». La liste de ces animaux est pourtant longue, et on y trouve des poissons, des oiseaux, de nombreux reptiles, et même des mammifères.

Dans un second temps, le propriétaire doit s’assurer de plusieurs choses. L’animal doit être marqué par une puce, un tatouage ou une bague, et le propriétaire doit prouver l’acquisition légale de l’animal. «Le trafic d’animaux est le deuxième plus important après celui de la drogue dans le monde. C’est la raison pour laquelle cette réglementation existe, tant au niveau national qu’international» explique Xavier Burlan.


Des sanctions très lourdes

La détention d’espèces protégées, menacées, dangereuses, fragiles en captivité ou pouvant porter atteinte à l’environnement, sans être titulaire des autorisations requises, constitue une infraction au code de l’environnement. La sanction peut atteindre six mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.