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Des tortues de Floride ont investi le bois de la Bâtie

Des tortues de Floride ont investi le bois de la Bâtie

Des terrariums des particuliers, elles sont passées aux étangs. Achetées dans des animaleries, leurs propriétaires peu scrupuleux les ont rejetées dans la nature. Et cela fait maintenant trente ans que les tortues de Floride se sont acclimatées au bois de la Bâtie de Saint-Ismier.
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Seul problème, ce lieu est un Espace naturel sensible (ENS), c’est-à-dire un site protégé par le conseil général de l’Isère pour la richesse de sa faune et de sa flore. Et cette espèce qui n’a rien de local,pourrait perturber l’écosystème du lieu.

Une trentaine d’individus adultes vivent au bois de la Bâtie

« Heureusement, il n’y a pas de tortue cistude – espèce locale – dans cet étang, souligne Ingrid Robinet, coordinatrice des guides nature au Département, les tortues de Floride concurrencent indirectement les tortues cistudes, car elles ont le même habitat. Sauf que la cistude est une espèce fragile, avec une croissance lente, contrairement à la tortue de Floride. »

Une trentaine d’individus adultes vivent au bois de la Bâtie, une population conséquente, mais pas alarmante : « Quand elles sont en petits groupes, ce n’est pas un problème, cela en devient un si la population explose et qu’il n’y a pas de régulation », explique Quentin Revel, guide nature au bois de la Bâtie.tse1

« Cela va prendre des années à réguler »

Pour l’heure, des prélèvements sont effectués par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pour limiter la population, mais les mesures restent sporadiques. « On joue avec le vivant, donc cela va prendre des années à réguler », précise Ingrid Robinet.

En attendant, au quotidien, il reste aux guides nature la sensibilisation du public lors des visites du site.

Alors, si vous souhaitez vous séparer de votre tortue de compagnie, ne vous tournez pas vers les étangs, mais plus vers des associations de récupération habilitées à lui trouver un nouvel habitat.