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TOULON / Exposition «La Tortue d’Hermann, joyau du maquis» Muséum d’histoire naturelle de Toulon et du Var

TOULON / Exposition «La Tortue d’Hermann, joyau du maquis» Muséum d’histoire naturelle de Toulon et du Var

Le Var est l’un des trois départements français à être doté d’un Muséum d’histoire naturelle entièrement consacré à la connaissance et la mise en valeur de son patrimoine naturel. Conçue comme une promenade au coeur du département, la visite du Muséum dévoile quelques-unes des richesses naturelles parmi les plus remarquables de ce territoire.
tortue de terre (104)

L’ensemble est traité à travers différentes disciplines qui composent les sciences de la vie et de la terre : géologie, paléontologie, préhistoire, botanique et zoologie.

Géré par le Conseil général du Var depuis 2003, le Muséum est résolument tourné vers le XXIe siècle. Les collections et les axes de recherche abordés permettent aux visiteurs d’accéder à une information actualisée sur la biodiversité et les enjeux de conservation.

Le Muséum est situé à Toulon dans le Jardin du Las, classé « espace naturel sensible (ENS) ».

Cette propriété départementale héberge un remarquable patrimoine végétal, provenant de plusieurs continents.

MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE de Toulon et du Var 16 SEPT. 2014 / 19 AVRIL 2015 joyau du maquis.

Que ce soit à travers l’histoire de l’art, les fables, la culture populaire ou la littérature scientifique, les tortues semblent ne laisser personne indifférent.
Connues de tous, elles demeurent des animaux à la fois étranges et fascinants.
La carapace osseuse en est certainement la caractéristique la plus insolite.
Il s’agit en effet d’une adaptation tout à fait remarquable, d’autant qu’elle est formée de deux parties protégeant intégralement leur abdomen : un plastron
ventral et une dossière dorsale. La tête des tortues, portant un «bec» corné et dépourvue de dents, est également un attribut typique du groupe.

Autrefois considérées comme faisant partie des reptiles, les tortues sont désormais classées à part comme des Chéloniens.

Il en existe un peu plus de 330 espèces à travers le monde. Dans une vision plus large de la classification moderne du vivant, elles sont rapprochées des crocodiles, des oiseaux, des lézards et des serpents dans le groupe des sauropsides.

Leur morphologie unique a fait dire à certains que les tortues étaient des «fossiles vivants», ce qui n’a bien sûr aucun sens ni fondement scientifique. Un fossile est, par définition, un témoignage d’individus d’espèces disparues il y a longtemps. Même si quelques tortues peuvent vivre 1 ou 2 siècles, il est erroné
de les considérer au même titre que des espèces disparues il y a plusieurs millions d’années ! Pour autant, les fossiles des premiers représentants possédant
une carapace datent d’il y a environ 220 millions d’années (Proganochelys du Trias supérieur) : il s’agit d’un des ancêtres des tortues actuelles.

EN FRANÇAIS, les tortues désignent tout aussi bien les espèces marines (Caouanne, Caret, Luth), celles des eaux douces (cistudes et émydes) que les terrestres (Hermann).

En anglais, le nom «tortoise» qualifie spécifiquement les tortues terrestres, à l’inverse des «turtles» (celles qui vont dans l’eau, salée ou non). L’étymologie du mot français «tortue» vient de tartarus –le Tartare– c’est à dire le pays des ténèbres ou l’enfer !

Ce mot du XIIe siècle indique qu’elles étaient perçues comme des êtres maléfiques, sans doute en raison de leur aspect extérieur, de eur proximité avec le sol, et peut-être de leur capacité à résister à de très fortes températures.

Les tortues bénéficient pourtant aujourd’hui d’un fort capital de sympathie… qui se retourne parfois contre elles ! En effet, elles sont très souvent ramassées dans la nature, ce qui, en plus d’être illégal, porte atteinte à la bonne conservation des populations sauvages.

Bien évidemment, la principale menace qui hypothèque le devenir de la tortue d’Hermann est la destruction de ses habitats.

Dans certains pays comme la Chine, les tortues sont toujours empreintes d’une forte symbolique culturelle (longévité, vitalité, santé, etc.).

Tortue d Hermann joyao du maquisLES TORTUES D’EUROPE
Les tortues terrestres européennes appartiennent toutes à la famille des Testudinidae.

Cette famille, riche d’une quarantaine d’espèces, est répartie dans les zones tropicales et tempérées d’Amérique, d’Afrique et d’Eurasie. Les plus connues sont sans conteste les tortues géantes des Galápagos (nom qui veut dire tortue !) ou encore celles des Seychelles.

Ces «géantes» sont donc des cousines éloignées de la tortue d’Hermann (Testudo hermanni) et des deux autres espèces terrestres européennes : la tortue
grecque (Testudo graeca) et la tortue marginée (Testudo marginata). Toutes les trois vivent dans les habitats secs et chauds de la région méditerranéenne.

La tortue d’Hermann est certainement l’une des espèces animales les plus menacées de France. Ses populations ont fortement régressé, notamment dans
les Pyrénées-Orientales d’où elle a disparu à la fin du XXe siècle. Elle n’est donc plus présente dans l’hexagone qu’en Corse et dans le département du Var.

Alertés, scientifiques, gestionnaires d’espaces et élus locaux ont souhaité organiser une réflexion et mener des actions concrètes en faveur de la conservation
de cette espèce. Ainsi, au cours des vingt dernières années, d’importants programmes d’études (dont un programme européen Life Nature) ont permis d’acquérir des connaissances précises sur la tortue d’Hermann.

Ce savoir est employé aujourd’hui pour une meilleure conservation des populations sauvages. C’est dans cette optique que le Muséum d’histoire naturelle
de Toulon et du Var vous propose de porter un regard naturaliste sur cette tortue pour la (re)découvrir !

Fruit d’un partenariat avec des spécialistes de l’espèce, cette exposition est à l’interface entre les sciences naturelles traditionnelles et la biologie de la
conservation. Le parcours d’exposition propose tout d’abord une histoire des tortues terrestres du Var. Ainsi, un fossile du Miocène d’un représentant du
genre Geochelone provenant du département du Var est présenté au public pour la première fois au Muséum. Plus proche dans le temps, quelques restes achéologiques de la tortue d’Hermann témoignent de sa présence il y a quelques siècles.

La deuxième partie de l’exposition présente cette espèce dans le détail de sa biologie, de son écologie et de l’historique de sa découverte. À cette occasion,
le premier spécimen décrit scientifiquement est présenté. Il s’agit du spécimen de référence international (holotype) que le naturaliste Gmelin a dédié à
Hermann en 1789. Ce spécimen absolument unique, conservé au Musée zoologique de Strasbourg, avait été collecté dans le Var quelques années auparavant.
La troisième et dernière partie présente les menaces et les opérations de conservation menées sur cette espèce depuis une dizaine d’années. Un panneau
de conseils et diverses brochures informent de ce qu’il convient de faire ou ne pas faire en présence de tortues. L’enjeu est évidemment de sensibiliser
le maximum de personnes et de laisser prospérer les dernières populations sauvages de l’espèce en Provence.

Tout au long de l’exposition, des spécimens, des objets culturels et des outils didactiques vous accompagnent pour souligner les aspects singuliers du
«joyau du maquis» qu’est la tortue d’Hermann.

http://www.cepec-tortues.fr/wp-content/uploads/2014/10/expo-TortueHermann.pdfAUTOUR DE L’EXPOSITION  CONFÉRENCES AU MUSÉUM (entrée libre et gratuite)

. Biogéographie et écologie de la tortue d’Hermann
JEUDI 6 NOVEMBRE 2014 À 17 H par Marc Cheylan, CEFE / CNRS.
. Menaces et conservation des tortues du monde
JEUDI 18 DÉCEMBRE 2014 À 17 H par Bernard Devaux, SOPTOM.
. Protection de la tortue d’Hermann dans le Var :
actionséducatives pour la préservation de l’espèce
JEUDI 12 FÉVRIER 2015 À 17 H, par Nicolas Jardé, SOPTOM.
. L’impact du feu sur la tortue d’Hermann
JEUDI 2 AVRIL 2015 À 17 H, par Dominique Guicheteau, RNN de la Plaine des Maures, dans le cadre de l’événementiel «Quand la nature se déchaîne…»
du 16 mars au 19 avril 2015 dans le réseau des Maisons de la nature du Var.

DES VISITES GUIDÉES GRATUITES
d’une durée d’une heure sont organisées pour les scolaires, centres aérés et groupes constitués.
Inscription obligatoire au 04 83 95 44 20.

INFORMATIONS PRATIQUES
MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE DE TOULON ET DU VAR
737 chemin du Jonquet – Toulon
Parking gratuit
Ligne de bus : n° 36 B arrêt Fontaines Tél. 04 83 95 44 20
www.museum-toulonvar.fr
facebook.com/MuseumdeToulon
François Dusoulier, conservateur du Muséum
à la Direction de l’Environnement du Conseil général du Var

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