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Trafic de tortues – Prison ferme et lourdes amendes

Trafic de tortues – Prison ferme et lourdes amendes

Six accusés ont écopé de 10 et 30 mois de prison ferme, assortis d’une amende s’élevant à 200 millions d’ariary. Le verdict a été prononcé à l’issue du procès.

Des membres d’un réseau de trafiquants de tortues derrière les barreaux. Six accusés ont fait l’objet de condamnation après que la tribunal de première instance à Antanana­rivo, a prononcé hier son jugement. Ce verdict est l’aboutissement d’un coup de filet réalisé le 22 septembre par la société civile, en travaillant de concert avec les forces de gendarmerie. Lors d’une perquisition effectuée dans un hôtel à Antsaha­manitra, 200 bébés tortues endémiques de Madagascar, de l’espèce Astrochelys radiata, ont été découvertes.
Sept personnes ont été, dans la foulée, arrêtées. Hier, cinq des inculpés, ayant été placés en détention préventive au terme de leur comparution devant le parquet, ont écopé de deux ans et demi de prison ferme. La sentence est en revanche de 10 mois de réclusion pour le gardien de l’établissement, où le trafic a été débusqué. Celui-ci a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora, aux côtés des cinq principaux accusés.

Réseaux sociaux
Ayant bénéficié d’une mise en liberté provisoire lors de sa comparution devant le parquet, le propriétaire du véhicule, ayant été utilisé pour transporter les tortues retrouvées, a été relaxé hier au bénéfice du doute.
Pour les six accusés, l’incarcération est assortie d’une amende s’élevant à 200 millions d’ariary.
Infiltré pendant  trois mois d’ivestigation par une équipe d’informateurs et d’investigateurs de la société civile, le réseau a été frappé d’un coup de massue. Les malfaiteurs étaient sur le point de conclure une transaction, lorsqu’ils se sont fait cueillir dans leur planque. Braconnées dans des aires protégées de la partie Sud de Madagascar, les tortues ont voyagé sur plus d’un millier de kilomètres jusqu’à Antana­narivo.
Embusqués sur les réseaux sociaux, les trafiquants entrent en contact avec les clients potentiels, via facebook, où chaque bébé tortue se négocie aux alentours de 250 dollars.
Ne se doutant pas que les clients avec qui ils avaient affaire sont des acteurs dans la lutte contre les abus sur les ressources et les trafics, ils n’y ont vu que du feu, jusqu’à ce que la gendarmerie ne débarque.

Andry Manase