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Un village des tortues va ouvrir ses portes à Carnoules, dans le Var, à 15 km de Toulon.

Un village des tortues va ouvrir ses portes à Carnoules, dans le Var, à 15 km de Toulon.

Trente ans après la création du premier Village des tortues à Gonfaron, l’équipe de la SOPTOM, comprenez la « Station d’Observation et de Protection des Tortues et de leur Milieu » a, en effet, décidé de déménager pour créer un nouveau village qui ne manque pas d’ambition :

  • un vivarium géant pour les tortues d’eau douce
  • une grande serre pour les tortues exotiques
  • une trentaine d’enclos capables de recueillir les tortues en difficulté
  • et évidemment une clinique vétérinaire spécialisée mais aussi un musée, une salle d’exposition, etc.

Tout a commencé avec la tortue d’Hermann

La tortue d’Hermann est la seule tortue terrestre française et c’est aussi elle que l’on surnomme « la tortue des maures ». C’est dire que son territoire est réduit. On la retrouve dans le massif des maures, celui de l’Estérel en en Corse. Et si elle est présente depuis 35 millions d’années, ses populations se sont effondrées. Elles ne survivent plus que sur 150 000 hectares et il resterait environ 80 000 tortues à l’état sauvage, soit une perte d’un tiers des effectifs en 30 ans.

Les raisons de ce déclin

Elles sont multiples :

  • l’artificialisation des sols (la construction)
  • le débroussaillage avec des engins qui découpent les carapaces (l’équipe du village a mis au point des prothèses en plastique… et ça marche ! )
  • les incendies (une année, plus de 1 000 tortues furent calcinées sur 500 hectares détruits)
  • les chiens de chasse ou errants
  • les captures dans la nature alors que l’espèce est protégée
  • ou encore la pollution génétique avec d’autres tortues relâchées dans la nature

Que se passe t-il actuellement pour ces tortues ?

Elles sont sorties d’hibernation à la mi-mars et elles ont engagé la période de reproduction en avril. Quand on dit « elles », il faut admettre que les femelles n’ont généralement pas le goût de la bagatelle. C’est toujours le mâle qui prend les devantsavec une telle pulsion qu’il est prêt à s’accoupler avec tout ce qui ressemble à une femelle. Il fait même preuve d’une certaine violence en mordant les pattes arrières de la femelle pour l’immobiliser afin de s’accoupler.

Au fond, c’est peut-être pour cela que la femelle préfère rentrer dans sa carapace. Quoi qu’il en soit, on dit souvent que les tortues sont muettes. Et bien c’est durant l’accouplement que le mâle donne de la voix.

La femelle va pondre

C’est en ce moment, au mois de mai. Elle commence par creuser un trou dans un lieu ensoleillé et y dépose 2 à 3 œufs qui écloront en septembre.

Les petites tortues aurons alors une espérance de vie d’une quarantaine d’années. Davantage en captivité.

La Station d’observation et de protection des tortues continue d’agir en leur faveur

En ayant notamment réussi à initier la réserve naturelle nationale de la plaine des Maures qui s’étend sur 5 300 hectares et dans laquelle on relâche les animaux récupérés et soignés.

Actuellement, cinquante tortues sont équipées d’émetteurs pour étudier leur comportement.

Le village de Carnoules accueillera également des tortues exotiques

Toutes victimes de trafics et récupérées lors de saisies en douane lorsqu’elles ne peuvent être réexpédiées dans leur pays d’origine. Et parmi les mérites de cette association, la création de trois autres centres d’accueil : l’un en Corse, l’autre au Sénégal et le troisième à Madagascar.