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Ne dérangez pas les tortues qui pondent

Ne dérangez pas les tortues qui pondent

Une tortue marine en activité de ponte est vulnérable. Tout dérangement peut remettre la ponte en cause.

Nous sommes actuellement en pleine saison de ponte des tortues marines, notamment pour les tortues imbriquées et les tortues vertes. Des femelles de ces deux espèces peuvent donc être rencontrées occasionnellement sur les plages de l’archipel guadeloupéen. Le réseau Tortues invite chacun à prendre des précautions.
« Une tortue marine en activité de ponte est particulièrement sensible, rappelle Antoine Chabrolle, coordinateur du réseau. Tout acte de dérangement peut remettre en cause le succès de la ponte, et donc la pérennisation de l’espèce. Il faut savoir que si une femelle tortue est dérangée à plusieurs reprises sans avoir la possibilité de pondre, elle ne donnera pas de descendance car elle larguera ses oeufs en mer. »
Les tortues marines, rappelons-le, sont des espèces protégées. La réglementation interdit toute perturbation. La prise de photo avec flash et l’éclairage d’une tortue sur une plage avec une lumière – autre qu’une lumière rouge – sont des sources de dérangement pour les femelles en ponte (1). En cas de rencontre fortuite avec une tortue sur une plage, il est donc impératif de respecter la quiétude de l’animal et de l’observer tranquillement à distance.
DES ÉMERGENCES DE LUTH
Même consigne pour les nouveau-nés. Depuis début août, de nombreuses émergences de bébés de tortues Luth, dont les femelles sont venues pondre plus tôt dans la saison, ont été observées sur les plages. « Ces nouveau-nés sont fragiles et les quelques mètres qu’ils vont parcourir sur le sable sont cruciaux, explique M. Chabrolle. D’une part, parce qu’ils s’imprègnent des caractères physico-chimiques de la plage – ce qui conduira les femelles à revenir pondre à ce même endroit – et d’autre part, parce que c’est en se déplaçant sur le sable qu’ils apprennent à coordonner leurs nageoires, ce qui leur permettra de nager une fois dans la mer » .
(1) Délit passible d’une amende de 15 000 euros et d’une peine d’1 an de prison. Art. L 415-3, code de l’environnement.