La Réunion : des tortues marines au service des météorologues

A Saint-Leu, sur l'île de La Réunion, des tortues migratrices équipées de balises sont relâchées dans l'océan Indien. Ces dernières vont transmettre des données scientifiques précieuses pour mieux comprendre l'évolution des tempêtes tropicales et des cyclones. GEO AVEC AFP Publié le 31/01/2022 à 17h32


https://www.geo.fr/environnement/la-reunion-des-tortues-marines-au-service-des-meteorologues-208175

Devenue sentinelle aux côtés des scientifiques, la tortue marine a son rôle à jouer pour tenter de préserver les zones les plus exposées à la menace cyclonique. Les données de température de l’eau influent directement sur l’intensité et l’évolution des tempêtes tropicales et des cyclones. A La Réunion, en Afrique du Sud, aux Comores, aux îles Eparses, des balises qui pèsent entre 250 et 500 grammes ont été fixées sur des tortues de 50 à 105 kilogrammes de façon à s’assurer que le comportement de l’animal ne sera pas modifié par la présence de ces bijoux de technologie. Le programme STORM (Sea Turtles for Ocean Research and Monitoring) est un partenariat entre le centre de soin Kelonia et le Laboratoire de l’Atmosphère et de cyclones de l’Université de La Réunion. Quatre des cinq tortues relâchées la semaine dernière prennent la direction de la zone dépressionnaire au Nord des Mascareignes. De véritables ordinateurs de bord Les balises - dont les tortues sont équipées - vont pouvoir transmettre les données océanographiques et météorologiques sous la couche de nuage. En 2 ans de programme « STORM », une trentaines de tortues ont été équipées puis relâchées dans l’océan Indien. Elles portent sur leur carapaces de véritables ordinateurs de bord qui envoient des informations de température et de profondeur en temps réel à proximité de l’œil des cyclones, des zones que les satellites ne sont pas capables de couvrir. Ces tortues peuvent parcourir 15.000 kilomètres au cours de leur existence. Menacées par l’Homme, elles contribuent désormais à le protéger. Les zones littorales les plus habitées sont également les plus exposées au risque cyclonique. En 110 millions d’années d’existence, elles ont déjà résisté à des périodes de réchauffement et de refroidissement. Mais jamais elles n’ont eu à subir des variations aussi rapides que celles engendrées par le réchauffement climatique actuel.

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